DOCTEUR NACIR MOHAMED – CHIRURGIEN UROLOGUE

Calculs urinaires

Définition des calculs urinaires et coliques néphrétique

Les calculs urinaires sont des concrétions (pierres) formées par l’accumulation de sels minéraux dans les reins ou les voies urinaires. Les calculs urinaires sont une maladie en constante augmentation dans les pays industrialisés. On compte qu’un habitant sur 10 présente un calcul urinaire. Ils  sont  2 fois plus fréquents chez l’homme que chez la femme.

La colique néphrétique est une douleur intense provoquée par le passage d’un calcul qui bloque le flux d’urine dans l’uretère (le canal reliant le rein à la vessie), provoquant une mise en tension de la voie urinaire et du rein. 

Calculs urinaires et coliques néphrétique: les symptômes

Les calculs urinaires peuvent provoquer :

  1. Une douleur intense appelée Colique Néphrétique
    La colique néphrétique survient lorsqu’un calcul quitte le rein pour s’engager dans l’uretère et qu’il bloque le flux d’urine. La voie urinaire se met alors sous tension, et c’est cette tension qui provoque la douleur.
    Il s’agit d’une douleur violente d’un seul côté, dans le dos, qui irradie en avant vers les organes génitaux externes.
  2.  Du sang dans les urines
    Le calcul irrite la muqueuse qui tapisse la voie urinaire et peut ainsi la faire saigner.
    La présence de sang dans les urines n’est pas un facteur de gravité.
  3. La pollakiurie (envie fréquente d’uriner)  
       Peut être un symptôme des calculs rénaux, en particulier lorsque le calcul se déplace et se situe prés de la vessie, provoquant une irritation ou une augmentation de pression. Cette situation peut être accompagnée de douleurs intenses (colique néphrétique), de sensations de brûlure ou de difficultés à uriner.
  4. Une infection urinaire
    Certains calculs contiennent des bactéries et peuvent être la cause d’infections urinaires récidivantes.
    Lorsqu’un calcul provoque une colique néphrétique accompagnée de fièvre, il s’agit d’une urgence chirurgicale, il faut dans ce cas consulter sans délai.
  5. Aucune douleur
    Certains calculs ne provoquent aucune douleur, ou simplement une gêne dans la fosse lombaire

Traitements des calculs urinaires et coliques néphrétique

Le traitement d’un calcul urinaire dépend de sa taille, de sa composition, de sa position dans la voie urinaire et des symptômes qu’il occasionne.

Les calculs de petite taille (moins de 4 mm) n’imposent le plus souvent qu’un traitement médical. Ce traitement a pour but de soigner la douleur éventuelle en laissant le temps au calcul de s’éliminer.

Un calcul de moins de 4 mm s’élimine dans 80 % des cas alors qu’un calcul de plus de 6 mm s’élimine dans moins de 20 % des cas.

On contrôle alors au bout d’1 mois que le calcul a bien été éliminé. Un calcul peut rester dans la voie urinaire même s’il ne provoque aucune douleur. Il conviendra donc de réaliser un scanner au bout d’un mois pour vérifier que le calcul a bien été éliminé.

Lorsqu’un calcul est dans la voie urinaire, la survenue d’une fièvre > 38,5° C impose de consulter en urgence. En effet, si le calcul bloque le passage des urines et que survient une fièvre, il s’agit alors d’une urgence chirurgicale immédiate. L’urologue devra réaliser une intervention qui consiste à placer une sonde dans la voie urinaire (Sonde JJ) pour permettre à l’urine infectée de s’écouler entre le rein et la vessie.

Au delà de 4 mm et en fonction de leur position, de leur densité et des symptômes qu’ils occasionnent on peut proposer différents traitements.

Traitement de la douleur (colique nephretique ) :

Le traitement de la lithiase rénale et de la colique néphrétique

commence par le soulagement de la douleur avec des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et, si nécessaire, des morphiniques. Pour aider à l’élimination du calcul, des médicaments comme les alpha-bloquants peuvent être prescrits, en plus des conseils de boire abondamment (sauf en cas de douleur intense) et de sauter, si le calcul est de petite taille.

On cas de douleurs intenses (colique nephretique hyperalegique) une intervention s’impose et qui consiste à placer une sonde dans la voie urinaire (Sonde JJ) pour permettre à l’urine de s’écoulé.

Traitement  interventionnel :

  1. L’urétéroscopie laser

Est une Intervention endoscopique mini-invasive utilisée pour traiter les calculs rénaux et urinaires, en particulier dans l’uretère et le rein. Un urétéroscope, instrument souple ou semi-rigide, est introduit par les voies naturelles pour atteindre le calcul. Le laser est ensuite utilisé pour fragmenter le calcul en plus petits morceaux, qui peuvent être évacués spontanément par la suite. 

Videso a rajouter

2 – La néphrolithotomie percutanée (NLPC)

Est une chirurgie mini-invasive utilisée pour retirer de gros calculs rénaux (souvent > 2 cm) en passant par une petite incision dans le dos. Elle consiste à insérer un néphroscope (un tube avec une caméra) dans le rein pour localiser, fragmenter et enlever le calcul. Cette intervention nécessite généralement une anesthésie générale et une courte  hospitalisation de un à deux  jours. 

3 .La lithotripsie extracorporelle

  Est une technique non invasive qui utilise des ondes de choc pour fragmenter les calculs rénaux ou urétéraux en petits morceaux qui seront ensuite éliminés naturellement dans les urines. Elle ne nécessite pas d’incision chirurgicale et se pratique souvent en ambulatoire, avec ou sans sédation